PRÉSERVER LE NATUREL À L’HEURE DU BIEN-ÊTRE ANIMAL
Une autre vision de la sélection P endant longtemps, faire évoluer une race a été considéré comme une conséquence naturelle du travail de sélection. Une fois le standard établi, les générations successives devaient permettre de fixer le type et d’en rendre les caractéristiques toujours plus reconnaissables. Cette sélection a façonné une grande partie des races félines que nous connaissons aujourd’hui. Mais elle a parfois également conduit à l’accentuation excessive de certains caractères morphologiques : faces toujours plus courtes, corps toujours plus allongés, oreilles toujours plus petites ou plus grandes, silhouettes toujours plus typées. Les conséquences de certains hypertypes sur la santé et le confort des animaux ont progressivement conduit le monde de l’élevage à s’interroger sur les limites de cette recherche morphologique. À l’heure où le bien-être animal (BEA) occupe une place croissante, une question mérite donc d’être posée : lorsqu’une population féline naturelle existe e...




